La gazette Live de Midi Minuit par Terres du son 2021

Itaparica Capoeira

Mercredi 14 juillet, l’Eco-village de Terres du Son a vibré aux couleurs du Brésil grâce aux démonstrations de capoeira, proposées par l’association sportive Itaparica.
Entre deux représentations, nous avons rencontré le fondateur et professeur d’Itaparica Bachir Cherif.

Bachir, peux-tu nous présenter ton association ?

L’association Itaparica a pour but de promouvoir la culture brésilienne à travers la capoeira. L’association donne des cours de capoeira à Tours depuis 2004, durant toute l’année sportive. Nous comptons aujourd’hui une centaine de membres et 6 enseignants. Les cours s’adressent à tous, que l’on soit de niveau débutant, intermédiaire ou confirmé.

Comment as-tu débuté la capoeira ?

Je suis karatéka. Depuis tout petit, le karaté est mon art martial. J’ai toujours été attiré par la musique, j’aime la danse et tout ce qui est acrobatique mais je ne pouvais pas faire toutes ces disciplines à la fois. Puis j’ai découvert que la capoeira englobe toutes ces activités à la fois. J’ai commencé à 19 ans en 2001 sur Tours puis j’ai fondé l’association Itaparica en 2004.

D’où vient le nom Itaparica ? 

Le nom vient de notre premier voyage au Brésil. Nous avons séjourné dans l’île Itaparica, située au large de Salvadore de Bahia. Le maître qui m’a formé à la capoeira vit là-bas. Quand nous sommes revenus, nous avons monté le club et l’avons appelé ainsi. Nous avons un attachement fort à cet endroit, nous continuons d’y aller et avons gardé contact avec les habitants.

Quelle est l’origine de ce sport ? 

C’est un art martial afro-brésilien, créé par les esclaves transportés d’Afrique au Brésil. Les esclaves ont eu l’intelligence de cacher cet art martial derrière la danse. Leurs maîtres pensaient qu’ils dansaient, faisaient la fête alors qu’ils s’entraînaient au combat pour pouvoir se libérer. Il y a encore beaucoup de personnes aujourd’hui qui pensent que la capoeira c’est de la danse alors que c’est un sport de combat à part entière. On retrouve d’ailleurs la capoeira dans les MMA. [note : Les arts martiaux mixtes, en anglais mixed martial arts (MMA) sont un sport de combat complet dans lequel les deux combattants peuvent utiliser de nombreuses techniques.]

Quelle est la place de la musique dans cet art martial ? 

Ce qui est magique dans la capoeira, c’est que l’on apprend à jouer de la musique, à chanter en portugais et donc à parler portugais. Il y a le côté martial, combatif de cet art, la découverte du folklore brésilien et la danse, très présente. C’est un art très complet.

J’ai des élèves qui sont davantage attirés par un aspect de la capoeira :  la musique, l’aspect martial ou encore acrobatique, artistique. C’est vraiment cette diversité de profils qui enrichit notre sport.

Depuis quand votre association participe-t-elle au festival Terres du Son ? 

Nous sommes présents depuis la première édition. Ce qui nous plaît vraiment c’est l’ambiance sur le village, c’est magique ! C’est cela qui nous donne envie de revenir chaque année.

Que proposez-vous sur l’Eco-village ? 

Chaque année est un peu différente. Cette année, au vu du contexte, nous proposons des démonstrations et des initiations pour tous.

Un mot pour conclure ? 

Nous sommes très heureux d’être là. Pour les personnes qui souhaitent essayer la capoeira, nous reprenons la saison dès septembre, les lundi, mardi, mercredi et vendredi et proposons une séance d’essai gratuite.

Retrouvez toutes les informations sur 

le site web Itaparica

la chaîne Youtube