Astéréotypie, des mots bruts et de l’énergie à revendre

#Interview

Astéréotypie, c’est un collectif composé de quatre garçons autistes qui expriment leur histoire, leur vécu, leurs colères et leurs envies.

Et des envies ils en ont à revendre : alors qu’ils jouent sur scène leur deuxième album ce soir à Terres du son, ils parlent déjà du prochain. Ils veulent « produire encore un truc énorme ». Ils ont encore plein de choses à évoquer : l’héritage culturel de Johnny Hallyday, le théâtre et même la politique française.

De l’institut médico-éducatif où ils se sont rencontrés, dans le cadre d’un atelier d’écriture, ils ont enchaîné les scènes, les festivals et ont même fait la première partie de Moriarty à l’Olympia. C’est d’ailleurs de là que vient le titre de leur dernier album, L’énergie positive des Dieux : de l’énergie ressentie pendant le concert, comme sur l’Olympe. « Le feu prenait ses racines pour arriver à sa nouvelle génération », nous raconte Yohan.

Astéréotypie, ce sont des jeunes qui se revendiquent avant tout artistes ; l’autisme est secondaire. Ils ne se veulent porte-parole de personne, sinon d’eux-mêmes. Ce qu’ils cherchent, c’est à s’exprimer. « On peut exprimer tout ce qu’on a envie d’exprimer », « on ne veut pas garder ça pour soi ». Leurs textes sont intenses, bruts et surtout universels. Ils cherchent à provoquer des émotions chez chacun d’entre nous. Et ça fonctionne. D’autant plus qu’Astéréotypie, c’est un groupe qui aime la scène et la proximité du public. « On veut établir une connexion avec le public. »

Pour découvrir l’intensité de leurs textes, leur musique et leur monde, rendez-vous ce soir à 19h sous le Chapit’Ô.

Astereotypie image gazette